| PAPIS CISSE: «Je ne fais pas de l'équipe nationale une obsession»
Formé à l'Academy Génération foot, Papiss Cissé s'est révélé au grand public lors de la saison 2006-2007 en étant l'un des artisans de la montée du club messin en ligue 1. Avec 28 réalisations dont 12 à son actif, il avait formé avec Babacar le duo le plus fécond. Après un difficile apprentissage en ligue 1, Papiss Cissé soigne avec succès son adresse devant les buts. Objectif : «terminer en tête du classement des meilleurs buteurs». Conscient de l'apport qu'il pourrait apporter aux Lions, l'international sénégalais ne fait pas pour autant de l'équipe nationale une obsession.
L'objectif ? «Relever un challenge excitant» Finir meilleur buteur est un challenge excitant. J'aimerais bien relever ce défi. Ça me tente vraiment de terminer en tête du classement des meilleurs buteurs au décompte final. Mais une chose est sûre, je dois travailler dur pour atteindre cet objectif. Cependant, je peux être optimiste car le début est prometteur. Ça n'a pas été facile pour moi, mais j'ai su trouver les recettes nécessaires pour me remettre sur les rails. Je pense que le travail commence à porter ses fruits avec des buts (3 en 6 matches) à la clé. Ce n'est pas du tout facile. J'ai dû travailler très dur. À l'entraînement comme pendant les matches, je fais preuve d'abnégation.Comme l'on dit, le travail finit toujours par payer. Et, avec l'aide des partenaires, ça devient plus facile.
L'entraîneur ? «Il me fait confiance»
La saison dernière s'était mal passée. Mais, je n'ai jamais douté de mes qualités. J'ai toujours su rester moi-même tout en sachant que le football est ainsi fait : il y a toujours des hauts et des bas. J'étais prêt et, à mon retour, j'ai trouvé un nouvel entraîneur à qui j'avais l'obligation de montrer ce que je vaux pour qu'il puisse me faire confiance. Heureusement, il est satisfait de mon travail. Il m'a fait confiance.
Babacar Guèye ? «Il n'a qu'à se battre»
Tout ce que je peux dire à Babacar, c'est de travailler. La place de titulaire ne m'appartient pas. Il n'a qu'à se battre pour la prendre. Il a les qualités pour le faire. J'avais formé avec lui un duo qui avait fort bien marché. Jusqu'à présent les gens en parlent. J'espère que nous allons le reformer encore, mais ça ne va pas être facile. Il devra se battre pour reconquérir sa place.
La concurrence ? «Elle est saine»
Certes nous convoitons le même poste, mais cela se fait selon les règles de l'art. La concurrence entre les Sénégalais est saine. Chacun essaie de rectifier son prochain. Babacar Guèye me donne toujours ses points de vue qui me permettent d'aller de l'avant. C'est vrai que chacun de son côté se bat pour gagner la place de titulaire, mais nous savons raison gardée.
L'équipe nationale ? «Ça viendra naturellement»
Babacar Guèye me parle de l'équipe nationale, mais je n'en fais pas une obsession. Ça viendra naturellement. Je ne suis pas le joueur qui va crier sur tous les toits qu'il doit venir en équipe nationale. Je continue de travailler, le jour où l'on fait appel à moi, je saurai que Dieu en a décidé ainsi. Si le coach est convaincu que mon travail peut apporter quelque chose à l'équipe nationale, il fera appel à moi.
C'est vrai, je peux apporter quelque chose à l'équipe. J'en suis conscient. Mais je ne peux pas me sélectionner. C'est une prérogative de l'entraîneur. Et pour le moment nous n'avons jamais eu de contact. Je ne lui en veux pas parce qu'en venant au Fc Metz il avait des joueurs en tête. Je suis conscient également que sa mission n'est pas facile. Il n'y a rien de plus difficile que de faire des choix.
source: xibar.net |