 VERTIGE
Le vertige est un symptôme très fréquent, représentant 5% des motifs de consultation en médecine générale, soit environ un malade par jour pour le médecin de famille. Cette proportion croit exponentiellement avec l'âge. Lorsqu'il s'agit d'un vrai vertige, il traduit une perturbation fonctionnelle ou lésionnelle, entraînant un déséquilibre du système vestibulaire.
Dans ce chapitre, nous nous intéresserons uniquement au diagnostic étiologique des vertiges. La physiopathologie et la séméiologie vestibulaire sont développées dans le chapitre " syndrome vestibulaire " qui mérite d'être étudié avant celui ci.
Le vertige est une illusion de mouvement, soit de celui qui en souffre, soit de l'environnement, du à un dysfonctionnement de l'appareil vestibulaire. Le mouvement perçu est généralement rotatoire, mais peut être linéaire ou d'inclinaison statique. Il traduit systématiquement une asymétrie d'activité entre les noyaux vestibulaires, par asymétrie d'information issus des canaux semi-circulaires, qq soit leur origine.
Cependant, tout " vertige " n'est pas un vrai vertige. Les principaux diagnostics différentiels en sont la lipothymie (sensation de malaise physique isolé pouvant se poursuivre jusqu'à la syncope) et les troubles phobiques (appréhension des espaces dégagés, des hauteurs...). Les cas les plus difficiles sont les lipothymies associées aux vertiges et les troubles phobiques installés après un authentique épisode vestibulaire.
Le vertige est le symptôme d'appel témoin d'une anomalie de fonctionnement du système vestibulaire, de la périphérie à ses connexions centrales. Il s'associe à d'autre phénomènes perceptifs, mais également à des manifestations objectives, oculaires ou posturales. Selon les étiologies, nous verrons qu'il s'associe à d'autres symptômes, soit neurologiques soit otologiques. L'histoire clinique nous permet de ranger les vertiges en trois catégories : le vertige rotatoire unique, le vertige récidivant et le vertige positionnel. Nous verrons également les étiologies des ataxies vestibulaires qui ne s'accompagnent pas à proprement parler de vertiges mais sont le témoin d'une aréflexie vestibulaire.
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