| Cinémas du Sud : Entretien avec Gérard le Chêne, directeur général du Festival " Vues d'Afrique "
"Les films qui intéressent « Vues d'Afrique » sont ceux qui traitent de sujets universels......... les gens sont passionnés que le fait se déroule en Afrique. "
En quoi consiste « Vues d'Afrique » ? Il y a vingt ans, nous avons monté un groupe d'individus qui connaissent bien l'Afrique pour y avoir travaillé. Nous avons alors constaté qu'il n'y avait pas d'information culturelle de l'Afrique au Canada. Pour remédier à cela, nous avons décidé de commencer par faire une semaine du film africain. Cela a très bien marché puisque cette initiative répondait à un besoin. C'est ainsi qu'est née « Vues d'Afrique ». La première édition du festival, c'était en 1985 et essentiellement à Montréal qui est la plus grande ville du Québec, et à Québec ville qui est la capitale de la Province du Québec. Nous cherchons aussi à faire le maximum de promotion et c'est pourquoi le festival s'étend à d'autres villes. Nous faisons essentiellement la promotion de l'audiovisuel, la télévision. Nos actions s'intéressent également au film, à la littérature, aux expositions, à la musique. On ne pe ut pas parler des arts africains sans parler de musique. Je crois que notre festival a une grande attention du public parce que le Québec est francophone et est très minoritaire au sein du Canada et des Etats-Unis. Le Québec est donc très solidaire de la francophonie extérieure.
« Vues d'Afrique » représente indubitablement une véritable opportunité pour les cinéastes africains. Quels sont les types de film qui intéressent « Vues d'Afrique » Nous sommes intéressés par les longs métrages, les courts métrages, les documentaires, les films d'animation sur tout support : la vidéo, le numérique, le Dvd. Les seuls films qui ne sont pas concernés sont les films commerciaux, les publicités ou les films trop spécialisés. Les films qui nous intéressent, ce sont ceux qui peuvent faciliter les échanges interculturels. C'est pour cela que nous appelons les prix que nous décernons « Prix de communication interculturelle ». Les films qui intéressent « Vues d'Afrique » sont ceux qui traitent des sujets tels que l'amour, les sujets universels, et les gens sont passionnés que le fait se déroule en Afrique. Les échanges interculturels nous tiennent énormément à coeur. Nous sommes jumelés avec le Fespaco (Festival panafricai n de cinéma et de télévision de Ouagadougou) et dans ce cadre nous avons célébré les vingt ans l'année dernière. « Vues d'Afrique » a des relations avec d'autres festivals dont Quintessence.
Quelles sont vos relations avec Quintessence ? Nos relations avec Quintessence (Ouidah au Bénin) viennent du fait que nous avons le souci de présenter l'Afrique à travers ses cinéastes, et dans ce cadre j'espère que nous aurons bientôt des réalisateurs béninois au Canada. Mais inversement, puisqu'il faut la réciprocité, nous avons l'intention d'amener à la prochaine édition de Quintessence des films Canadiens. Nous sommes très réguliers au Burkina Faso où nous avons d'ailleurs une représentante permanente. Cela facilite énormément les échanges. On constate une volonté d'ouverture du Québec au monde, et cela tombe bien parce que en Afrique, il y a une forte créativité. Propos recueillis par Amour GBOVI
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