| CINEMA-« KIRIKOU ET LES BETES SAUVAGES » : Une grande première pour les enfants à Dakar
Une semaine après sa sortie en France, le public sénégalais a l’opportunité de découvrir les nouvelles aventures du petit enfant Kirikou. Au Sénégal, l’avant-première du dernier de Michel Ocelot a eu lieu le 12 décembre dernier, au Terrou Bi, devant un parterre composé d’enfants, de parents et de la presse. Pendant toute la séance, on a pu noter les réactions du public : exclamations, rires... Et, à la fin de la présentation, les enfants et les adultes ont eu des appréciations favorables.
Dans « Kirikou et la sorcière », c’est la naissance au village d’un enfant aux pouvoirs spéciaux voire magiques : Kirikou. Cette fois-ci, la trame de l’histoire, choisie par les réalisateurs Michel Ocelot et Bénédicte Galup, est structurée autour des animaux d’Afrique. Tout au long du film, on présente des animaux très connus dans la savane africaine tels que le lion, le buffle, le zèbre... et d’autres beaucoup moins comme le Koba (mi-antilope, mi-biche). Certaines bêtes font référence à nos contes d’enfance, comme la Hyène noire qui détruit le potager du village. Perché sur le cou de la girafe, Kirikou nous fait redécouvrir la luxuriance des paysages de savane et de forêts. Les couleurs sont magnifiques, exubérantes...
Dans « Kirikou et les bêtes sauvages », on retrouve le même personnage attachant, impertinent et débrouillard qu’est Kirikou. Dans un décor bleuté, le grand-père de l’enfant nous narre quelques exploits de son petit-fils. Il a réussi à affronter les dangers que la sorcière Karaba a créés dans le village. Il résout le mystère du potager saccagé, puis il a l’idée de faire de la poterie, il réussit à échapper aux fétiches de la sorcière et, enfin, sauve les femmes du village d’une mort certaine.
L’aspect pédagogique et éducatif est indissociable de celui du conte africain. Il se retrouve dans l’adage populaire qui dit qu’il ne faut pas blâmer plus petit que soi. La représentation du bien et du mal met en opposition l’intelligence « magique » de l’enfant Kirikou aux pouvoirs maléfiques de la sorcière Karaba.
Même si vous n’avez pas vu le premier volet, vous serez subjugués par le style frais, simple et gai. Nous avons encore dans la tête la chanson du film qu’avait signé notre célèbre compatriote, Youssou Ndour. Le refrain « Kirikou n’est pas grand, mais il est vaillant » résume bien l’histoire dans son ensemble. De même, nous soulignerons l’implication pertinente du grand Manu Dibango, pour sa première musique de film et la participation de la jeune chanteuse malienne, Rokia Traoré.
« Kirikou et les bêtes sauvages » est une production originale et amusante. Un style ressemblant à du Tom Sawyer à l’africaine. Il nous changera des dessins animés américains ou encore de la dernière mode des Mangas et autres films pour enfants. Sous-titré en anglais, il est accessible à tout public. Un conseil, Allez-y avec vos enfants. Cela vous permettra pendant, 1h 15 minutes, de vous détendre et de retrouver un petit soupçon de votre enfance.
Afrik
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