Le luthiste Khalid El Idrissi donnera un premier concert/séminaire avec comme thème L’art du «oud» entre Orient et Occident, le mercredi 8 février à midi dans la salle 001-B des beaux-arts. Formé en musique rituelle de Gnawa par le maître Mjid de 1973 à 1985, Khalid El Idrissi est luthiste et passionné de musique arabe. Il tire ses premiers enseignements musicaux en vivant au cœur des populations d’Afrique noire du Maghreb, part à la rencontre du Luth et découvre un univers unique.
Le Conservatoire national de Rabat lui ouvre ensuite ses portes et le jeune mélomane étudie la musique arabe en continuant d’approfondir sa connaissance de l’instrument. Il se produit notamment au Festival Andalous de Sala et au Festival de jazz de Rabat.
C’est en 1990 que l’artiste gagne les terres canadiennes. On le découvre alors sur les scènes de Montréal. Citoyen canadien depuis 1997, il s’installe au Nouveau-Brunswick en 2003 et, en 2005, on le retrouve au Festival multiculturel du Grand Moncton.
Aujourd’hui, l’artiste s’exprime dans une musique contemporaine qui puise dans les vestiges du passé. De la richesse des connaissances acquises au gré d’une formation multiculturelle entre le Nord et le Sud, entre la musique arabe classique, la musique Gnaoui rituelle des maîtres-musiciens des confréries de l’Afrique du Nord et la musique andalou-hispano-maghrébine, il perpétue un large répertoire de musique instrumentale et de musiques contemporaines.
De la musique Gnaoui, il tire la richesse des rythmes et les percussions rituelles qui s’inscrivent dans la diaspora de la musique noire, des Mours ou berbère, la liberté de l’individu dans le groupe - comme en jazz, de la musique arabe - les modes et leur attachement à la musique perse, turque et grecque, de la musique andalouse - les suites modales vivantes au cœur de la brillante civilisation hispano-maghrébine.
Khalid El Idrissi fait actuellement un important travail de recherche portant sur les gammes orientales et arabes afin d’offrir un recensement, une écriture, un regroupement et des explications de plus de 40 gammes, ce qui constitue une première en terme de patrimoine musical.
L’entrée est libre et on souhaite la bienvenue à tous et à toutes.
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